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Multiplication des "coups d'éclat" à Bruxelles pour demander la libération d'une détenue turque du DHKP-C

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La façade d'une banque turque à Bruxelles a été bombée pour demander la libération de Güler Zere

La façade d’une banque turque à Bruxelles a été taggé pour demander la libération de Güler Zere

Plusieurs militants d’extrême gauche à Bruxelles multiplient les actions médiatiquement visibles dans le but de sensibiliser l’opinion publique européenne et faire pression sur les autorités turques afin d’obtenir la libération de Güler Zere (37 ans), combattante armée de l’organisation d’extrême gauche turque DHKP-C repris dans la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et des Etats-Unis, incarcéré depuis 14 ans dans la prison d’Adana et souffrant aujourd’hui d’un cancer de la bouche nécessitant un traitement médical urgent et complémentaire que les autorités médico-légales turques lui refusent.

Le jeudi (01/10/09), le Secours Rouge (organisation belge de soutien aux prisonniers communistes) a confirmé sa participation au rassemblement hebdomadaire organisé tous les vendredis de 14h à 16h par le “Comité des libertés” au rond-point Schuman à Bruxelles pour “exiger la libération de Güler Zere” et publie aussi sur son site internet le contenu d’un mail anonyme reçu qui précise que “dans la nuit du 30 septembre nous avons bombé la façade de la banque turque Turkiye Cumhuriyeti Zirat Bankasi, 193 rue royale à 1210 BXL, en solidarité avec la prisonnière révolutionnaire Güler Zere que le régime fasciste turc laisse mourir d’un cancer faute de soins appropriés“. La photo de la façade avec les mots taggés “Libérez Güler Zere” présentent des similarités avec un autre tag “Libérez les dockers” signé par un ex-membre du Secours Rouge condamné à 1 an de prison (dont 6 mois ferme mais bénéficiant d’une suspension du prononcé et un sursis de deux ans). Cependant, aucun groupe ou individu n’a revendiqué ce récent tag sur la façade de la banque turque en Belgique réclamant la libération de la prisonnière turque d’extrême gauche.
La chaîne de télévision NTV a diffusé des images de la protestation pour la libération de Güler Zere

La chaîne de télévision NTV a diffusé des images de la protestation pour la libération de Güler Zere

Ce vendredi (02/10/09), le couple Bahar Kimyongür et Deniz Demirkapi ont interpellé le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu (AKP, parti turc conservateur musulman), alors que ce dernier participait à une conférence organisée par l’European Policy Centre (EPC) et la Confédération des hommes d’affaires et des industriels de Turquie (TUSKON) à l’hôtel Sofitel à Bruxelles à propos des relations stratégiques et le multiculturalisme en Europe. Les deux sympathisants du DHKP-C ont brandi des pancartes avec des photos de la détenue turque ainsi que des messages en langue turque “Güler Zere ölmesin” (Que Güler Zere ne meurt pas) tout en déclarant : “Vous vous targuez d’avoir lancé une ouverture démocratique et en même temps, vous laissez mourir Güler Zere en prison. L’exemple de Güler Zere démontre que la peine de mort n’est pas abolie en Turquie. Si vous prétendez le contraire, libérez-là !”. Le ministre turc leur a répondu en déclarant que “Güler ne mourra pas. Güler est notre fille, pas la vôtre”.

L’information a rapidement et largement été traitée par la presse turque écrite et télévisée dont la chaîne d’information turque par satellite NTV qui a surtout souligné la “tolérance connue de la Belgique” par rapport aux “militants de cette organisation terroriste”.

Ce n’est pas la première fois que Kimyongür et Demirkapi interpellent un ministre turc des Affaires étrangères. Le couple militant avait déjà fait la Une de la presse turque après avoir interpellé le 28/11/2000 le ministre turc des Affaires étrangères, Ismail Cem, dans une salle du Parlement européen à Bruxelles. Faisant suite à cette action, un procureur turc avait requis 15 ans d’emprisonnement pour appartenance à une organisation illégale et tentative d’intimidation envers un ministre de la République de Turquie.

Le binational Belgo-Turc Bahar Kimyongür, faisant l’objet d’une demande d’extradition internationale, avait défrayé la chronique en Belgique suite à la publication par la presse d’un plan secret d’extradition préparé sous la responsabilité de l’ex-ministre belge de la Justice et actuelle ministre de la Santé, Laurette Onkelinx (PS, parti francophone socialiste), visant à faire intercepter l’individu par les autorités néerlandaises (compte tenu de l’impossibilité d’extrader un citoyen belge) en vue de le livrer aux autorités turques. Incarcéré brièvement (fin avril au début juillet 2008) à la prison de Dordrecht, Kimyongür avait été relaxé par la justice néerlandaise pour manque d’éléments justifiant son extradition vers la Turquie. Aucune poursuite judiciaire et aucune sanction politique n’ont été engagés envers la mandataire socialiste Onkelinx suite à la révélation de ce plan d’extradition tandis que le contenu d’un rapport sur cette affaire avait fait l’objet d’une protection particulière décidée par l’ex-Présidente du Sénat Anne-Marie Lizin (ex-PS) exclue du parti suite à des accusations de malversations et de détournements d’argent public.
Interrogé pour savoir s’il ne craignait pas que ce nouveau « coup d’éclat » risque de conduire aux mêmes types de poursuites politico-juridicaires, Bahar Kimyongür répond qu’ »il n’y a rien d’illégal ou subversif dans ce genre d’actions, c’est un acte citoyen qui vise à conscientiser l’opinion publique par rapport à la situation médicale alarmante des prisonniers politiques en Turquie. On appelle ce genre d’acte militant, un coup d’éclat médiatique qui ne met absolument pas en péril la sécurité publique mais vise à sensibiliser les médias pour demander la liberté. Malheureusement, les médias ont souvent tendance à mettre l’accent sur l’appartenance politique tout en minimisant ou en mettant au second plan la revendication des manifestants. J’ai bien entendu la remarque du ministre lorsqu’il a déclaré que Güler Zere est leur fille, pas la nôtre. Qu’il prenne soin d’elle alors car si c’est comme ça qu’il traite sa fille, il y a de quoi s’inquiéter. Le pire c’est qu’en Turquie, vous avez aujourd’hui d’un côté des généraux putschistes comme Hursit Tolon, inculpé dans l’affaire Ergenekon, qui bénéficient d’une libération pour raison médicale alors qu’ils sont visiblement en très bonne santé et de l’autre côté des prisonniers politiques, comme Güler Zere, qui souffrent d’un cancer en phase terminale pour lesquels on refuse toute flexibilité. C’est tout simplement inacceptable”.

Ce mercredi 14/10/09, Bahar Kimyongür comparaîtra à nouveau, en compagnie d’autres inculpés dans l’affaire DHKP-C, devant la Cour d’appel de Bruxelles qui est amené à se prononcer sur les délits (détention illégale d’armes, faux et usage de faux documents, appartenance à une organisation terroriste,…) reprochés aux militants du groupe marxiste-léniniste turque. Interrogé pour savoir s’il ne craint pas que sa récente action puisse donner de nouveaux arguments à charge au Parquet fédéral belge, l’intéressé répond que « non, cela prouve justement que je n’ai jamais mis en péril la sécurité publique. Je me contente seulement d’interpeller de manière citoyenne et responsable les représentants politiques comme le ferait n’importe quel autre démocrate« .
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

octobre 4th, 2009 at 12:41

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L'ambassadeur du Maroc à Bruxelles pour l'interdiction du voile islamique ?

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Samir Addahre est ambassadeur du Maroc à Bruxelles

Samir Addahre est ambassadeur du Maroc à Bruxelles

L’hebdomadaire francophone belge Le Vif/L’Express poursuit sa croisade médiatique en faveur de l’interdiction du port du foulard islamique en Belgique francophone. A l’affiche cette semaine, une « interview-vérité » avec Samir Addahre, ambassadeur du Royaume du Maroc à Bruxelles, signée Marie-Cécile Royen.

Dans l’interview, l’ambasseur du Maroc insiste sur le caractère « pas nécessairement islamique » du voile, appelle à « relativiser la notion de voile islamique » et rappelle à ses compatriotes marocains « qu’ils doivent respecter les lois et règlements du pays dans lequel ils vivent » car « le plus important pour les jeunes filles concernées, c’est d’aller à l’école, avec ou sans voile« . Cependant, »il ne juge pas, à titre personnel, qu’interdire le voile dans les écoles soit une bonne idée« . Une petite phrase qui contredit l’impression générale de l’interview qui laissait suggérer que même l’ambassadeur du Maroc serait favorable à l’interdiction du port du foulard islamique, ce qui ne semble pas être le cas.

Dans cet entretien, l’ambassadeur Samir Addahre dénonce aussi « l’influence néfaste, à côté de celle des salafistes et des chiites qui tentent de détourner les Belgo-Marocains de l’islam modéré de leurs parents et grands-parents » car « depuis les attentats de Casablanca et de Madrid, en 2003 et 2004, nous savons que les poseurs de bombes peuvent être influencés par des agitateurs venus de Bruxelles, des Pays-Bas ou d’Allemagne. C’est pourquoi j’appelle tous les services concernés à travailler main dans la main. Nous au Maroc ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser cette coopération. Et l’un des moyens, et j’insiste là-dessus, est de permettre, dans le cadre d’une action concertée, que le Maroc encadre la communauté marocaine de Belgique, en conformité avec les valeurs de tolérance et d’ouverture que nos deux pays partagent et qui sont la marque de l’islam marocain, sunnite, de rite malékite. Cet islam n’a rien à voir avec le chiisme ou le wahhabisme. Le Maroc a gelé ses relations diplomatiques avec l’Iran, en raison, justement, de son prosélytisme sur le territoire national et dans la diaspora marocaine« .

Interpellé également sur la « séduction » des Frères musulmans en Belgique, l’ambassadeur du Maroc explique que « la tâche sera rude car ce mouvement s’est insinué dans la politique belge« .

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

septembre 30th, 2009 at 3:27

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Vers la fin de la question kurde ?

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Derwish Ferho est Président de l'Institut kurde à Bruxelles

Derwish Ferho est Président de l'Institut kurde à Bruxelles

« Je n’y crois pas vraiment mais qui sait peut-être qu’on pourra bientôt enfin aller ensemble passer un peu de temps à Diyarbakir« , commente Derwish Ferho. Le Président de l’Institut kurde de Bruxelles n’est pas le seul Kurde bruxellois a espéré une issue positive du programme « d’ouverture démocratique » engagé par l’actuel gouvernement turc visant à trouver une solution définitive à la question kurde en Turquie.

L’actuel gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement, parti musulman conservateur turc) est notamment mis sous pression par l’Union européenne et les Etats-Unis afin de résoudre les 25 années de conflit armé qui oppose l’armée turque aux combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (organisation paramilitaire armée d’obédience marxiste-léniniste et considéré comme terroriste notamment par l’Europe et les Etats-Unis).  Alors que l’Union européenne ne désire pas importé un conflit armé en son sein en poursuivant le processus d’adhésion de ce pays candidat, l’administration américaine de Barack Obama cherche essentiellement à conforter la puissance d’un précieux allié régional qui met à disposition d’importantes bases aériennes au service des militaires américains engagés sur plusieurs fronts contre des combattants fondamentalistes musulmans.

« Le plus ridicule dans tout ce cirque c’est l’attitude de la classe politique turque : les médias et les politiciens turcs ont tout fait pour criminaliser Ahmet Türk, le dirigeant du DTP [Parti de la société démocratique, parti pro-kurde], jusqu’à ce que Barack Obama décide de le rencontrer lors de son passage en Turquie. Du coup, le Premier ministre Erdogan s’est senti obligé de dialoguer avec le représentant du seul parti kurde représenté au Parlement turc mais en précisant qu’il agissait en tant que Président de l’AKP et non comme Premier ministre. Tous ces détails me font dire que les dirigeants turcs ne sont pas sincères pour finaliser l’ouverture démocratique pour les Kurdes. J’ai plutôt l’impression qu’Ankara constate l’échec de la solution militaire après plus de 25 années de combat armé dans les montagnes du Kurdistan et que des stratégies économiques et énergétiques sont en train de se mettre en place pour aboutir à une paix« , affirme Derwish Ferho.

La Turquie a signé le 13/07/09 un nouveau projet de gazoduc baptisé « Nabucco » de près de 8 milliards d’euros et une capacité de 31 milliards de mètre cube de gaz visant à permettre, dès 2014, de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique de l’Europe pour contrer la domination russe. Ankara vient également de confirmer la poursuite du projet GAP (construction des barages pour générer de l’énergie au détriment des pays voisins en amont des cours d’eaux) ainsi que la création des premières centrales nucléaires sur son territoire.

« La paix apportera en effet la sécurité pour les gros investissements mais l’armée turque exprime régulièrement son malaise à propos des réserves pétrolières de Kerkuk et Mossoul en Irak car elle a peur que les Kurdes d’Irak puissent se développer et devenir plus riches que les Turcs grâce au pétrole. En réalité, les deux peuples pourraient collaborer ensemble pour réaliser un grand développement régional mais pour cela il est nécessaire que la Turquie s’engage dans des vrais réformes démocratiques. Je vois 3 conditions pour une paix immédiate : la reconnaissance pleine et entière de l’identité kurde, les Kurdes ne sont pas des Turcs, ils sont Kurdes avec leur langue et leur culture mais il est possible de vivre dans un seul Etat avec plusieurs nationalités ; une forte décentralisation régionale comme en Belgique, les décisions ne doivent pas systématiquement venir d’Ankara pour un projet à Diyarbakir, Agri ou Hakkari et enfin le droit d’avoir une éducation en langue maternelle kurde. L’important n’est pas d’évoquer une structure fédérale ou confédérale, l’important est de pouvoir garantir une égalité des droits sur le plan juridique et pratique pour tout le monde« , conclut le Président de l’Institut kurde de Bruxelles.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

septembre 30th, 2009 at 2:33

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Un tapis de bombes pour accueillir le bourgmestre de Bruxelles ?

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Le tapis de fleurs bruxellois à Tel-Aviv aura une superficie de 1.250 mètres carrés

L'artiste flamand s'inspirera des motifs disponibles à Jaffa pour réaliser les 1.250 mètres carrés de fleurs

Le malaise se poursuit à propos du tapis de fleurs bruxellois et de la visite du bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans (PS, parti francophone socialiste) pour célébrer les 100 ans de la ville israélienne de Tel-Aviv. Tandis que les interpellations téléphoniques et électroniques se poursuivent à Bruxelles, plusieurs militants de la COBI (Coordination Boycott Israël) se sont réunis pour discuter des « actions » à mener pour protester contre cette initiative de la Ville de Bruxelles.

« En effet, nous étions 3 personnes aujourd’hui (14/09/09) à l’aéroport de Zaventem devant le check-in de la compagnie El Al dans le but de pouvoir interpeller le bourgmestre socialiste Freddy Thielemans lors de son départ vers Tel-Aviv en lui offrant quelques idées de lecture. Malheureusement, nous ne l’avons pas croisé, il a peut-être pris un autre vol. Nous avons écrit à la commune pour avoir un rendez-vous dès son retour. On ne sait pas encore ce qu’on va faire exactement comme actions mais certains ont émis l’idée de lui offrir un tapis de bombes en référence au tapis de fleurs que la Ville de Bruxelles offre à Tel-Aviv. Mais je vous rassure, il s’agira de bombes dessinées sur papier, l’idée est surtout de l’interpeller symboliquement« , explique Jan Dreezen, dirigeant de la COBI.

De son côté, l’AVBS (het Algemeen Verbond van de Belgische Siertelers ou Fédération générale des producteurs belges d’ornement) en charge de la réalisation du tapis de fleurs se réjouit dans le quotidien Het Nieuwsblad que des « milliers de bégonias flamands » originaires de Lochristi (commune de Flandre orientale) seront utilisés pour réaliser ce tapis d’une superficie totale 1.250 mètres carrés sur place Rabin à Tel-Aviv. Marc Schautteet, artiste zottegemois qui réalisera l’oeuvre, a déclaré qu’il s’inspirera des motifs disponibles à Jaffa en périphérie de Tel-Aviv.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

septembre 14th, 2009 at 2:34

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Veli Yüksel (CD&V) à Emirdag sur le chômage et la candidature turque à l'UE

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Ex-journaliste à la télévision, Veli Yüksel (à gauche) est depuis juin 2009 député régional au Parlement flamand

Ex-journaliste à la télévision, Veli Yüksel (à gauche) est depuis juin 2009 député au Parlement flamand

Né en 1971 et originaire du village de Karakuyu dans le district d’Emirdag (Turquie), Veli Yüksel vit, avec ses 5 frères et sœurs, depuis ses 3 ans dans la ville flamande de Gand. Diplômé en sciences politiques de l’Université de Gand, il débute sa carrière professionnelle en 1996 comme journaliste à la télévision publique flamande BRT (aujourd’hui VRT). Après l’été 2008, il reçoit une invitation de Marianne Thyssen, Présidente du parti Christen-Démocratisch en Vlaams (parti flamand chrétien-démocrate), pour rejoindre la liste du CD&V à la 4e place effective pour les élections régionales de juin 2009. Il est élu comme député régional au Parlement flamand avec 14.557 voix de préférence.

En août 2009, dans un entretien qu’il a accordé au journal d’Emirdag (Emirdag Gazetesi), il revient sur sa carrière, ses idées et sa première campagne électorale en Belgique. « C’est la Présidente du CD&V elle-même qui m’a proposé d’être candidat en disant qu’il avait besoin d’une nouvelle personnalité à Gand. Ils m’ont dit qu’ils voulaient un nouveau nom de qualité pour leur parti. J’étais par ailleurs le seul Gantois sur la liste. J’étais 4e sur la liste, c’était la première fois que ce parti avait mis un candidat d’origine turque dans cette région et j’ai décroché près de 15.000 voix de préférence. Je dois mes voix aux personnes d’origine turque et plus particulièrement à ceux d’Emirdag. C’est grâce à eux que j’ai été élu car la grande majorité des voix proviennent de ce groupe. (…) Lors de ma première campagne, j’ai battu des candidats qui ont déjà plus de 20 ans d’expérience en politique. Les gens veulent du changement à présent. Mais j’ai aussi reçu des voix en provenance d’endroits où les Turcs ne vivent pas. Je pense que cela découle du fait que j’étais journaliste à la télévision. (…) Je pense que 20 % de mes électeurs sont belges et je voudrais remercier particulièrement les électeurs turcs et d’Emirdag vivant dans la région de Gand. Si Dieu le veut, nous ne trahirons pas leur confiance. Je vais essayer de répondre à leurs attentes. Nous allons nous occuper de leurs demandes« , déclare en turc le député flamand Veli Yüksel.

Interpellé sur une possible nouvelle candidature, il déclare qu’il pense à nouveau se présenter lors des prochaines élections « si mon parti le demande, si les conditions sont bonnes et il faut aussi une demande de la population »

Revenant sur sa dernière campagne électorale, le député flamand Veli Yüksel ajoute : « Face à moi, j’avais quelqu’un comme Fatma Pehlivan qui a déjà plus de 20 ans d’expérience en politique derrière elle. C’est la première fois qu’elle a eu un candidat sérieux face à elle. Malgré son expérience et son savoir-faire, j’ai réussi à la battre dès ma première candidature. Cela démontre que les gens veulent maintenant des nouveaux noms et ils attendent des candidats ayant de l’expérience et des connaissances. Pendant la campagne, j’ai entendu dire que ce parti [SP.A] a été très gêné par ma candidature, ce sont des Belges qui m’ont rapporté cela. Les voix qui partaient toujours vers un parti [SP.A] se sont redirigées cette fois vers nous [CD&V]. Pendant la campagne, il a été dit que le parti de Veli voulait supprimer le chômage, que le parti de Veli était contre l’adhésion de la Turquie à l’UE. Mais ce parti ne peut pas changer des habitudes datant de 50 ans c’est-à-dire qu’on ne peut pas supprimer le chômage. Mais certaines personnes ont peut-être été affectées par ces idées car ce genre de démagogie et de fausses déclarations sèment le doute dans la tête des gens. Ce genre de propos affecte certains groupes. Ils ont tenté de me salir et les médias essayent aussi. Ils ont dit ‘son père est Belge’puis ‘sa mère est Belge’alors que c’est clairement indiqué sur mon site que je suis originaire d’Emirdag. Je veux dire qu’il est très facile de nuire aux gens, moi je n’ai pas essayé de salir les gens, j’ai simplement parlé de moi-même et il convient de regarder mon résultat pour voir la conclusion ».

« Je suis un député belge mais j’ai des électeurs qui vivent dans cette région. Je reçois des informations sur la situation de ces gens. J’ai rencontré le bourgmestre [d'Emirdag] et nous allons fréquemment rendre visite à cet endroit afin d’être informé des problèmes qui existent« , explique Veli Yüksel en ajoutant que « mon parti [CD&V] soutient la candidature de la Turquie à l’Union européenne. Tous les partis ont utilisé ce thème pendant la campagne mais nous ne l’avons pas fait. Il y a une promesse qui a été faite à la Turquie en 1999 et nous considérons la Turquie comme un pays candidat. Dès que la Turquie remplira les critères de Copenhague, elle sera membre de l’UE. J’ai un livre à propos des relations Turquie-UE. Tant mon parti que moi-même nous soutenons l’adhésion de la Turquie à l’UE. D’ailleurs Jean-Luc Dehaene, l’ex-président de notre parti, la soutient également », conclut le député flamand.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

août 24th, 2009 at 6:34

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Aram Tigran, refusé à Diyarbakir, enterré à Bruxelles

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Aram Tigran, artiste kurde d'origine arménienne, a été enterré à Bruxelles

Aram Tigran, artiste kurde d'origine arménienne, a été enterré à Bruxelles

Ce lundi (17/08/09), la dépouille de l’artiste musicien kurde d’origine arménienne Aram Tigran Melikian (1934-2009) a été enterrée à l’emplacement n°70 dans le cimetière de Jette (Boulevard de Smet de Naeyer) après une cérémonie religieuse ayant eu lieu en matinée à l’église apostolique arménienne Sainte-Marie-Madeleine (rue Kindermans à Ixelles).

Né le 15/01/34 à Al-Qamishli (Syrie) et issu d’une famille arménienne originaire de Diyarbakir (Turquie) ayant fui le génocide arménien, Aram Tigran était considéré comme l’un des meilleurs chanteurs et musiciens contemporains arméno-kurdes. Il laisse notamment derrière lui un répertoire musical composé de 230 chansons en kurde (kurmandji), 150 en arabe, 10 en syriaque, 8 en grecque et 7 en zazaki (dialecte kurde).

Ayant très difficilement obtenu la nationalité grecque, le défunt avait émis le souhait de pouvoir se faire enterrer dans un cimetière arménien situé dans la ville natale de ses parents (Diyarbakir) et l’annonce dans les médias d’une possible réponse positive des autorités turques avait déclenché joie et fierté au sein des minorités kurde et arménienne vivant en République de Turquie. Finalement, le ministère turc de l’Intérieur refusera de délivrer une telle autorisation sans fournir une explication écrite du motif de refus. « C’est l’annonce verbale positive d’Ertugrul Gunay [ministre turc de la Culture] qui a déclenché une telle joie mais finalement les autorités turcs ont refusé d’autoriser l’enterrement d’Aram Tigran à Diyarbakir au motif qu’il ne possède pas la nationalité turque. En réalité, il s’agit d’une décision politique car Aram Tigran n’a pas non plus la nationalité belge et nous n’avons eu aucun problème pour l’enterrer à Jette où réside une partie de sa famille« , explique Ahmet Dere, membre du Congrès national du Kurdistan en poste à Bruxelles.

Aram Tigran voulait être enterré à Diyarbakir

Aram Tigran voulait être enterré à Diyarbakir

Plusieurs responsables politiques de la ville de Diyarbakir (dont le maire Osman Baydemir) ont rendu visite ces derniers jours à Bruxelles pour présenter leurs condoléances à la famille du défunt artiste. Parmi les centaines de participants à ses funérailles, il convient de noter la participation musicale des artistes kurdes, des dirigeants d’organisations politiques kurdes en exil (Remzi Kartal et Zübeyir Aydar du Kongra-Gel, Haci Ahmadi du PJAK, Nizamettin Toguc du KNK, Derwis Ferho de l’Institut kurde à Bruxelles), d’une autorité religieuse arménienne ainsi que de nombreuses familles arméniennes et kurdes de Bruxelles. Les participants ont été invités à partager un repas, offert par la famille en l’honneur du défunt, dans une salle du Comité des Arméniens de Belgique à Jette.

Aram Tigran a séjourné dans la commune de Jette de 1990 à 1995. « Mon père a dédié sa vie à la musique et il est finalement décédé à Athènes le 8 août à 11h30 d’une soudaine tumeur cérébrale. Je peux vous dire que mon père était quelqu’un de très, très bien. Il avait vraiment un grand coeur et il a réussi son pari de vouloir être connu à travers le monde pour sa musique et ses talents artistiques. Aujourd’hui, nous sommes très affectés par sa mort« , a déclaré Agop Melikian (30 ans), fils d’Aram Tigran.

(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)

Written by Mehmet Koksal

août 17th, 2009 at 6:04

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Doulkeridis, secrétaire d'Etat bruxellois pour la défense des intérêts nationaux grecs ?

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Dora Bakoyannis, ministre grecque des Affaires étrangères, s'adresse aux membres du PADEE

Dora Bakoyannis, ministre grecque des Affaires étrangères, s'adressant aux membres du PADEE

Ce samedi (01/08/09), le secrétaire d’Etat bruxellois au Logement Chritos Doulkeridis (Ecolo, parti francophone écologiste) a participé à une rencontre politique au Parlement grec dans le cadre de la 7e assemblée générale de la World Inter-Parliamentary Union of Hellenism (PADEE en grec) dont l’élu bruxellois d’origine grecque pontique (minorité héllenophone originaire d’Anatolie) est membre.

Cette association comprend 224 parlementaires d’origine grecque (ainsi que d’anciens parlementaires) issus de 26 pays non-grecophones dont l’objectif avoué est de « renforcer les relations entre la Grèce, Chypre et les pays dont proviennent les membres, promouvoir les sujets d’intérêts nationaux, la diffusion et la promotion de la langue grecque ainsi que des principes de la culture grecque« .

« La plupart de nos membres occupent des postes-clés comme le gouverneur de Floride Charlie Crist, l’ancien Premier ministre roumain Calin Popescu-Tariceanu et certains membres de gouvernements dans différents pays« , a indiqué Demetrios Giannaros, Président du PADEE et vice-président du Parlement régional du Connecticut (Etats-Unis), dans un entretien accordé à une agence de presse grecque. Intervenant également sur le litige linguistique gréco-macédonien, le Président du PADEE a insisté pour dire que « FYROM [acronyme en anglais de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine] ne doit pas utiliser le terme de Macédoine comme nouveau nom car cela pourrait causer des problèmes à long terme [avec la République héllenique]« .

Plusieurs membres du gouvernement grec ont également pris la parole à la tribune du Parlement pour s’adresser aux membres de la World Inter-Parliamentary Union of Hellenism. Parmi les intervenants, la ministre grecque des Affaires étrangères Dora Bakoyannis (Néa Dimokratía, parti conservateur grec) a notamment déclaré que « c »est avec beaucoup d’émotions et de grandes attentes que nous recevons toujours des nouvelles de nos dignes membres de la communauté grecque à l’étranger qui sont élus dans les parlements de différents pays.  C’est grâce à vos distinctions, vos activités, votre travail, votre amour pour la Grèce et votre volonté de continuer à contribuer à la réalisation de ses objectifs que vous honorez notre pays, vous êtes une grande force de l’hellénisme. Tous les Grecs dans le monde entier – et, bien sûr, vous les membres de la communauté grecque – constitue une autre Grèce à l’étranger« .

Christos Doulkeridis (Ecolo) est secrétaire d'Etat bruxellois au Logement

Christos Doulkeridis (Ecolo) est secrétaire d'Etat bruxellois au Logement

La diplomatie grecque a enregistré un certain nombre de succès sur la scène internationale mais « malheureusement, FYROM est une exception. Jusqu’à présent, la politique du gouvernement de Skopje a privé le pays et son peuple de leur avenir euroatlantique. Notre politique structurée nous a aidé à rendre nos positions plus largement comprises par nos interlocuteurs. Il est bien entendu évident que votre rôle, le rôle de la communauté grecque à l’étranger, a été important pour assurer une issue positive de nos efforts et je tiens une fois de plus à vous remercier pour cela« . En guise de conclusion, la ministre a rappelé que « les objectifs et les intérêts de notre pays requièrent que nous capitalisions sur toutes les forces que nous avons à notre disposition. Ils exigent que nous allions tous dans le même sens en soutenant conjointement nos objectifs nationaux. Ils demandent à ce que tous les Grecs, quel que soit leur pays de résidence, coordonnent leurs efforts et unissent leurs forces. Nous savons tous cela très bien : le renforcement et la promotion de notre coopération représentent la meilleure garantie pour un avenir plus sûr et plus créatif pour l’hellénisme dans le monde entier. Telle est notre vision, telle est notre engagement commun« .

Le secrétaire d’Etat bruxellois, Christos Doulkeridis (Ecolo), qui est par ailleurs membre de cette association internationale grecque PADEE, a indiqué sur le site de micro-blogging Twitter avoir pris la parole au Parlement grec dans le cadre de cette réunion pour parler de « parité« . Interpellé à ce propos, ni le mandataire écologiste, ni son nouvel attaché de presse Mateusz Kukulka (ex-journaliste à la DH) n’ont été en mesure de fournir une copie du discours prononcé.

Written by Mehmet Koksal

août 3rd, 2009 at 11:40

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Des "vacances en péril" pour les enfants saharouis en Belgique

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Abderrahman Salek est représentant de la République arabe saharoui démocratique en Belgique

Abderrahman Salek est représentant en Belgique pour la République arabe saharouie démocratique

Ce vendredi (31/07/09), le Comité belge de soutien au peuple saharoui a organisé, en collaboration avec le service civil international et les Femmes prévoyantes socialistes du Brabant, une conférence de presse à Bruxelles sur l’accueil des enfants saharouis par des familles en Belgique. Abderrahman Sadek, représentant de la République arabe saharaouie démocratique (RASD) en Belgique, a rappelé que le programme « vacances en péril » est organisé depuis une vingtaine d’années grâce à une prise en charge totale des associations européennes de solidarité avec le peuple saharaoui et qu’il s’agit d’ »un programme destiné aux enfants saharaouis qui sont issus des populations exilées ou réfugiés » d’un peuple « qui milite pour l’application de la légalité internationale et revendique son droit à l’autodétermination pour qu’elle puisse redevenir libre et indépendante« .

D’après ce représentant du Front Polisario, « le Sahara occidental vit en grande partie sous occupation marocaine et souffre encore du martyr de ce colonialisme aussi abject qu’anachronique. Depuis l’invasion militaire du Maroc, nos familles sont séparées, nos richesses naturelles sont pillées, la torture et l’oppression sont le lot quotidien des Saharouis qui refusent l’occupation de leur pays. La moitié de notre peuple vit dans l’exil tandis que l’autre partie souffre sous la répression du régime marocain. Au nom des enfants saharaouis, nous demandons le soutien et la solidarité de la société civile belge, des partis politiques belges et du gouvernement pour qu’une solution juste soit trouvée, pour que le droit triomphe sur la force et que la guerre cède enfin la place à la paix« .  Le diplomate saharaoui a particulièrement tenu à remercier les Femmes prévoyantes socialistes pour « leur soutien remarquable » dans le cadre de ce programme.

Une représentante du Comité belge de soutien au peuple saharaoui a rappelé que le Comité belge a été le premier comité en Europe qui a, dès 1982, accueillit des enfants saharaouis dans les colonies de vacances « pour leur donner l’occasion de quitter l’enfer du désert algérien à côté de Tindouf » afin de donner un peu de souffle aux enfants. Bien que pionnière, la Belgique n’est aujourd’hui plus le seul pays qui accueille ces enfants du désert puisqu’environ 8.000 enfants séjournent également dans les familles en Espagne. Actuellement, un petit groupe de 9 enfants saharaouis passent des vacances en Belgique, « la grippe mexicaine a fait peur à certaines familles saharaouies« , précise-t-elle. Le Comité belge avait arrêté de financer ce programme en 2000 à cause du coût des billets d’avion mais « à la demande du Polisario« , le programme a été réactivé en 2009 pour accueillir ces 9 enfants qui passeront 3 semaines de vacances en Belgique.

Hasan El Bouharrouti est journaliste professionnel en Belgique

Hassan El Bouharrouti est journaliste professionnel en Belgique

Intervenant depuis la salle, le journaliste professionnel belgo-marocain Hassan El Bouharrouti (collaborateur pour la télévision marocaine 2M et administrateur au magazine Le Maroxellois) a tenu à dénoncer « cette mascarade » car « on utilise des enfants pour faire passer des messages politiques. Les enfants sont innocents. C’est vraiment un viol collectif pour les enfants. (…) Je suis marocain et je dis que le Sahara est marocain et je le crois sincèrement, point à la ligne. » Avant de quitter la conférence de presse, le journaliste a également sévèrement critiqué Nordine Saïdi (dirigeant de la liste Egalité et frère de la députée socialiste bruxelloise Fatiha Saïdi) pour son militantisme en faveur des Saharouis.

Une membre fondatrice du Comité belge de soutien au peuple saharaoui a déclaré que « le conflit du Sahara occidental est politique mais pas seulement parce que le territoire du Sahara occidental est occupé » car « un pays étranger au Sahara occupe militairement le territoire. Le Maroc fait un effort militaire considérable« . Elle a également lancé un appel pour « faire pression sur nos gouvernements pour que nos gouvernements respectent la légalité internationale. (…) Aucun Etat au monde ne reconnaît la légitimité de l’occupation marocaine« .

Interpellé par un autre journaliste marocain sur son discours politique, le diplomate saharaoui Abderrahman Salek a précisé que son discours ne s’adressait pas aux enfants mais aux journalistes dans le cadre d’une conférence de presse et que ses paroles étaient destinées à « la société civile belge« . « C’est une question de décolonisation. Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Le Sahara occidental est sur les listes des Nations Unies depuis 1965. Aujourd’hui, il y a des centaines de résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale [des Nations Unies] qui demandent l’autodétermination de peuple saharaoui« , a conclut l’intéressé.

Written by Mehmet Koksal

août 1st, 2009 at 12:48

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Les élus belgo-turcs en débriefing politique à la "mère patrie"

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La députée bruxelloise voilée Mahinur Özdemir (CDH) jouant du saz pour la chaîne de télévision Kanal 3

La députée bruxelloise voilée Mahinur Özdemir (CDH) jouant du saz (luth turc) pour la chaîne de télévision régionale Kanal 3

Plusieurs mandataires belges d’origine turque effectuent en ce moment (jullet/août 2009) des visites à caractère politique en Turquie.

Ainsi, la députée bruxelloise voilée du CDH (Centre démocrate humaniste, parti francophone centriste), Mahinur Özdemir, participait ce jeudi (30/07/09), accompagnée de ses parents, à l’émission politique « Gökkusaginin renkleri » (les couleurs de l’arc-en-ciel) sur la chaîne de télévision régionale de la province d’Afyonkarahisar Kanal 3, disponible à Bruxelles via satellite.

Parlant longuement de ses hobbies (musique, sport et famille), Mahinur Özdemir a également commenté la campagne électorale régionale 2009 en précisant qu’elle avait eu « plus de difficultés que les autres candidats » bruxellois parce qu’elle porte le foulard islamique. « Mon objectif était de pouvoir être élue au Parlement afin de représenter le plus correctement possible les électeurs, j’ai atteint mon but« , a-t-elle ajouté. A propos justement de cette polémique sur le port du foulard au Parlement bruxellois, Mahinur Özdemir a rappelé que ce sont « les libéraux flamands » qui ont marqué la plus grande opposition à sa prestation de serment tandis qu’un autre élu libéral francophone, Bernard Clerfayt (MR, conseiller communal à Schaerbeek et secrétaire d’Etat fédéral, adjoint au ministre des Finances) lui a apporté le plus grand soutien. « Même Obama a rappelé, lors de son discours au Caire, qu’il ne fallait pas s’attarder sur la tenue vestimentaire des personnes pour pouvoir les considérer comme des êtres humains« , a-t-elle précisé.

Interpellée sur le système fédéral belge et une possible désintégration de la Belgique sur base du « modèle tchécoslovaque« , la députée bruxelloise a déclaré « ne pas croire, pour le moment, à ce scénario car les négociateurs se sont mis d’accords pour effectuer une sixième réforme institutionnelle« .

Intervenant sur les disparités économiques existantes au sein des entités fédérées, Mahinur Özdemir a précisé qu’ »on trouve parfois en Wallonie trois générations de chômeurs, c’est-à-dire des gens qui sont au chômage de père en fils » alors qu’ »une telle situation n’est pas possible en Flandre car tout le monde travaille« . « Ainsi, il existe en Belgique une ville comme Mons qui est tellement pauvre qu’elle doit faire appel aux fonds européens« , a expliqué en turc la députée centriste bruxelloise.

Qualifiant la Turquie de « mère patrie » et la Belgique de « seconde patrie« , la Schaerbeekoise n’a pas hésité à faire une démonstration de saz (luth turc) en direct sur le plateau de l’émission.

Emir Kir (PS) lors d'un dîner offert en son honneur par la Chambre de commerce et d'industrie d'Afyon

Emir Kir (PS) lors d'un dîner offert en son honneur par la Chambre de commerce et d'industrie d'Afyon

Mahinur Özdemir n’est pas la seule mandataire belge à passer en ce moment des vacances et faire des rencontres à caractère politique en Turquie. Le secrétaire d’Etat bruxellois, Emir Kir (PS, parti francophone socialiste), a rendu une visite officielle ce vendredi (31/07/09) à la Chambre de commerce et d’industrice d’Afyon où il a participé à un dîner « en l’honneur du ministre d’Etat Kir » dans un luxueux hôtel thermal de la région. « Nous avons vécu une très heureuse journée. Lorsque nous retournons à la mère patrie, nous devenons très émotifs« , a précisé le mandataire socialiste en visite dans la région dont sont originaires ses parents (Emir Kir est lui-même né à Charleroi en Belgique francophone).

Interpellé pour savoir si, à l’instar de l’Allemagne, une éventuelle suppression des visas de séjour pour certains groupes professionnelles était à l’ordre du jour du gouvernement bruxellois, Emir Kir a rappelé que « la Belgique a toujours autorisé le sejour des personnes ayant un métier professionnel et qu’en cas de déficit dans un corps de métier la Belgique comble ce manque via les pays avoisinants. Par exemple, la Belgique a besoin d’infirmières. La Belgique cherche actuellement des infirmières sachant parler la langue. Je peux vous dire qu’à ce sujet, les portes de la Belgique vous sont grandes ouvertes. Il est aussi possible de venir comme travailleur si une société vous envoie une invitation« , déclare en turc Emir Kir dans un compte rendu publié par le journal en ligne Afyon Haber. Le secrétaire d’Etat bruxellois a officiellement invité une délégation des hommes d’affaires à Bruxelles et il a lui-aussi promis de revenir à Afyon avec une délégation belge.

D’après les statistisques turcs, les exportations de la province d’Afyonkarahisar vers la Belgique se situent entre 11 et 14 millions de dollars (7,7 et 9,8 millions d’euros) par an. Les principaux produits importés vers la Belgique sont les pierres naturelles, le helva (confisserie à base de semoule), le lokoum et la confiture.

Emir Kir (PS) a également rendu visite, en compagnie de la députée flamande Güler Turan (SP.A), au bourgmestre du district d’Emirdag Cengiz Pala (AKP). Parmi les autres élus belgo-turcs également présents en ce moment dans la même région, on retrouve notammant la sénatrice flamande Fatma Pehlivan (SP.A).

Written by Mehmet Koksal

août 1st, 2009 at 1:36

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Le Maroc intensifie son contrôle religieux et facilite les transferts de fonds

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Le Conseil marocain des ouléma pour l'Europe vise à

Le Conseil marocain des ouléma pour l'Europe insuffle, depuis Rabat, le dogme achaârite et le rite malékite à Bruxelles

Le Conseil marocain des oulémas pour l’Europe a tenu ce mercredi (29/07/09) sa deuxième session au siège du Conseil supérieur des ouléma à Rabat, annonce aujourd’hui la presse marocaine. Lors de cette réunion, les membres du Conseil ont notamment « convenu de définir les grandes lignes d’une étude qui permettrait de connaître, dans les meilleurs délais, les différents aspects ayant trait à la pratique cultuelle des Marocains dans les différents pays européens ainsi que la situation des mosquées et des associations marocaines en charge de leur gestion« .

Le communiqué de presse relaté par l’agence Maghreb Arabe Presse indique en outre qu’il sera « également procédé à la définition des grandes lignes d’un programme d’encadrement religieux des Marocains résidant en Europe, sur les court et moyen termes, le but étant de faire du Conseil une référence pour les Marocains d’Europe concernant les différentes questions religieuses qui les intéressent« .

Le Conseil marocain des oulémas pour l’Europe veut également se pencher sur « un plan d’action relatif à la formation et qualification des imams marocains, en particulier concernant les constantes cultuelles du Royaume, afin qu’ils puissent assurer au mieux leur rôle d’encadrement« . Ce Conseil marocain est présidé par Tahar Toujgani de la mosquée As-Salam à Anvers et a notamment pour mission d’ « assurer le bon accomplissement des devoirs religieux et du culte de l’Islam et la préservation de ses préceptes pour l’ensemble des Marocains, hommes et femmes, résidant en Europe, dans un cadre de quiétude et de sécurité spirituelle selon le dogme achaârite et le rite malékite« .

Mohammed Ameur est ministre marocain chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger

Mohammed Ameur est ministre marocain chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger

Par ailleurs, Mohammed Ameur, le ministre marocain chargé de le Communauté marocaine résidant à l’étranger, a présenté ce mercredi (29/07/09) à Rabat le « bilan du plan d’action 2009 de son département » où il est prévu d’accorder « une attention particulière à l’action culturelle, à travers l’enseignement de la langue et de la culture d’origine en affectant 43 professeurs supplémentaires en France, en Espagne et en Belgique pour l’année 2008-2009« .

Le ministre marocain a également noté « la création de cinq espaces culturels à Bruxelles, Montréal, Barcelone, Mantes-la-Jolie et Tripoli ainsi que l’organisation de trois universités d’été pour les jeunes MRE à Rabat, Agadir et Oujda« . Enfin, il a rappelé qu’ »un mécanisme d’encouragement des investissements de la communauté marocaine établie à l’étranger a été mis en place, précisant que la subvention de l’Etat est de 10 % alors que le crédit bancaire est estimé à plus de 65 %. Les banques nationales assurent, jusqu’au 31 décembre prochain, la gratuité des transferts des MRE et appliquent les plus bas niveaux de commissions bancaires aux opérations de leur change« .

Les relations avec les sujets marocains résidant à l’étranger (MRE) sont d’une grande importance financière pour le Royaume du Maroc. En 2007, le pays avait pu récolter pas moins de 55 milliards de dirham (5,69 milliards d’euros) en provenance de ses citoyens résidant à l’extérieur du territoire marocain.

Written by Mehmet Koksal

juillet 30th, 2009 at 12:45

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