
Ras-le-bol de la politique congolaise des dirigeants francophones belges ? Des Congolais bruxellois ne cachent plus leur préférence pour les nationalistes flamands (photo: RZ)
Un article de Rachid Zegzaoui
Samedi 17 décembre 2011 de 17h20 à 19h20, le quartier Matongé à Bruxelles a vécu deux heures d’émeutes urbaines. Tout commence lorsque des jeunes manifestants pénètrent dans les boutiques de ce quartier pour conseiller aux commerçants de fermer leurs devantures car la soirée s’annonce chaude. Sur la chaussée d’Ixelles les clients et les passants se pressent pour trouver refuge dans les boutiques ou dans la galerie. Le motif de la manifestation reste inchangé depuis plusieurs jours : les Bruxellois d’origine congolaise dénoncent avec vigueur le résultat électoral issu des élections présidentielles en République Démocratique du Congo annonçant la victoire du président sortant Joseph Kabila. Les manifestants bruxellois d’origine congolaise sont convaincus qu’Etienne Tshisekedi, le candidat de l’UDPS, est le véritable gagnant du scrutin présidentiel. Les Congolais de Bruxelles dénoncent également les relations que maintiennent les membres du gouvernement belge et plus précisément l’attitude du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) qui envisagerait de se rendre le 20 décembre prochain au Congo afin de reconnaître et de féliciter officiellement le président Kabila pour sa réélection.
Les dégâts causés lors de cette manifestation bruxelloise sont importants : de nombreuses vitrines de boutiques ont volé en éclat, deux voitures avaient les quatre roues en l’air, de nombreuses poubelles publiques flambaient. Un nombre impressionnant d’agents de police armés de gaz lacrymogène ont été mobilisés pour quadriller le quartier Matongé.
Les manifestants n’étaient pas particulièrement nombreux mais ils semblaient très déterminés. Certains n’hésitaient pas à soutenir ouvertement l’attitude plus ferme de Karel De Gucht (actuel commissaire européen et ex-ministre belge des Affaires étrangères) à l’égard du régime de Kabila tandis que d’autres manifestaient en brandissant le drapeau nationaliste flamand. Plusieurs manifestants sont également en colère contre les élus belges d’origine congolaise et précisent que des mots d’ordre ont été lancés au sein de la communauté afin de rediriger les suffrages lors du prochain scrutin électoral en faveur du parti nationaliste flamand N-VA.
Aucun débordement de la part des policiers à l’égard des manifestants n’a été constaté lors de notre présence, par contre des policiers ont été victimes de certains agissements violents. Ces émeutes urbaines en plein quartier commercial sont très mal perçus tant par les autorités que par les commerçants car elles ont un impact très négatif sur les chiffre d’affaires des magasins à la veille des fêtes de fin d’année. Les autorités communales ont annoncé que plus aucune manifestation de la sorte ne sera autorisée. On prévoit une nouvelle montée des tensions à Bruxelles en prévision de la prestation de serment de Joseph Kabila mardi prochain.
(PARLEMENTO – INDEPENDENT NEWS AGENCY)





Didier Reynders boude l’investiture de Kabila
Actualités en RD Congo – Le ministre belge des Affaires étrangères boude la cérémonie d’investiture du président Kabila – Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a annoncé qu’il ne se rendra pas à Kinshasa pour représenter la Belgique à la cérémonie d’investiture du président Joseph Kabila, prévue pour mardi 20 décembre. En début de semaine, le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe, s’était entretenu à Bruxelles avec le chef de la diplomatie belge à qui il avait remis l’invitation à la cérémonie d’investiture du président proclamé vendredi par le Cour suprême de justice (CSJ) de la République démocratique de Congo..
Dans une déclaration samedi à la presse, Didier Reynders regrette que la Cour suprême de justice n’ait pas tenu compte des irrégularités dénoncées par les missions internationale d’observation électorale, dont celle de l’Union européenne et le Centre Carter.
Toutefois, le chef de la diplomatie belge a indiqué qu’il se rendrait au Congo, après la publication des résultats des élections législatives, et la formation du nouveau gouvernement congolais. ‘je pourrai ainsi rencontrer le Président Kabila et les,autres acteurs politiques congolais’, à-t-il dit.
Cette déclaration du chef de la diplomatie belge a eu pour effet Immédiat de calmer la colère des milliers de Congolais qui manifestaient au quartier Matonge de Bruxelles,où plusieurs dizaines de voitures ont été cassées et de vitres de magasins brisées, au cours de violents affrontements avec la police qui a procédé à des dizaines d’arrestations.
Les manifestants qui protestaient contre la réélection du président Kabila, ont menacé de représailles le gouvernement belge, en promettant de voter désormais pour le parti nationaliste flamand, la NVA, qui milite en faveur de la séparation entre les Flamands (parlant le néerlandais) et les Wallons (francophones), en lieu et place de l’actuel Etat fédéral Belge.
Pana 18/12/2011
PANA
19 déc 11 at 01:06
Cette appropriation de la NVA par les manifestants congolais est tout à fait intéressante. Comme si, lorsque l’on veut protester contre le gouvernement belge pour quoi que ce soit, on se revendiquait de la NVA. Ce qui nous renseigne peut-être sur une partie du vote NVA en Flandre, qui rassemble certaines personnes qui ne partagent, ni son programme communautaire, ni son programme économique mais l’utilise comme vote protestataire.
Mais peut-être que ces congolais ont tout simplement compris que si l’on veut attirer les caméras, le meilleur moyen est de brandir un drapeau flamingant.
Quant à savoir si la NVA profitera de voir son image associée à des casseurs, j’ai de sérieux doutes.
Vincent Laborderie
19 déc 11 at 13:07
Parce que les citoyens-électeurs adhèreraient, selon vous, au PS ou au CDH par conviction idéologique, pour les programmes que ces partis politiques proposent, pour les tronches d’Onkelinx ou Milquet ? La NVA n’est pas moins idiote que les autres : elle parvient à séduire de plus en plus les minorités bruxelloises et sait parfaitement que la voix électorale n’a ni couleur ni d’odeur.
Samedi de colère congolaise à Bruxelles (reportage vidéo réalisé durant les émeutes à Matongé : http://youtu.be/_g-S9HEzpVo
Rachid Z
19 déc 11 at 13:20
Matonge : qui a peur de ramener l’ordre ?
Par JUREK KUCZKIEWICZ, le 19 décembre 2011
Deux semaines et une dernière émeute : voilà ce qu’il aura fallu pour qu’un responsable, en l’occurrence le bourgmestre d’Ixelles Willy Decourty, prenne la parole et annonce une mesure élémentaire de retour à l’ordre public dans le Haut de la ville de Bruxelles : l’interdiction de toute manifestation.
Après une première semaine où le bourgmestre était en voyage de jumelage en Palestine, cette décision ponctue quinze jours indignes : graves déprédations matérielles, atteintes au sentiment de sécurité des habitants, commerçants et clients, appels à « la guerre » congolaise à importer en Belgique (sic)… Avec des scènes inouïes : comme celles ce samedi où des policiers casqués pourchassaient de jeunes casseurs, en slalomant entre les chalands éberlués et les bras chargés d’achats de Noël.
Deux questions. La première : comment les autorités ont-elles pu tolérer cette situation si longtemps ? Jusqu’à sa décision de ce dimanche, le bourgmestre reconnaît avoir toléré des manifestations qu’il n’avait pas autorisées, mais qui ont souvent dégénéré. Fallait-il attendre si longtemps ? Dans ses déclarations, le bourgmestre insiste sur le caractère pacifique de la majorité des manifestants. Samedi, la manifestation « tolérée » a commencé avec 100 personnes, très vite passées à 1.000 (qu’on a fait défiler sur la Petite Ceinture !), pour se conclure par 144 interpellations. Une minorité ? Mais M. Decourty évite visiblement de formuler quoi que ce soit de désobligeant aux oreilles des manifestants, pendant que les commerçants ramassent les bris de leurs vitrines.
La deuxième question porte sur le silence assourdissant des autorités supérieures. Pas un communiqué, pas une déclaration de la nouvelle ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, signalant par exemple ceci : que l’on partage le souci du processus électoral au Congo, mais que rien ne justifie ces débordements scandaleux à Bruxelles.
Par contre, le décès de Vaclav Havel a suscité dans les deux heures un communiqué du Premier ministre Di Rupo. Et la ministre de l’Intérieur était bien descendue sur le terrain, dans la nuit de vendredi à samedi : pour assister à des contrôles d’alcoolémie à Charleroi. Décidément, dans cette histoire, personne n’a été au bon endroit au bon moment. Mais gageons qu’aux élections communales, les politiques auront retrouvé leur parole face à une communauté congolaise très courtisée.
Rachid Z
19 déc 11 at 16:00
@ Rachid Z. :
pour agir en reporter intègre dans la relation de ces drames, il vous aurait fallu mentionner ici ce qui a précédé pendant des jours puis suivi encore ces événements dans la fenêtre étroite du samedi 17/12. Y compris citer un nombre de policiers blessés se montant à +- 15 , ce qui démontre la gravité du contexte que vous éludez dans votre « relation des faits »!
Votre crédibilité de « journaliste » s’en trouve donc érodée.
Ajoutez-y la « fuite préalable » du bourgmestre PS Decourty parti jumeler un truc (palestinien, tiens donc) tandis qu’un échevin ex-boxeur congolais Dialo se voyait chargé du rôle f.f. en étant incompétent à devoir remplir une fonction aussi confuse et sensible! OR QUE CES TROUBLES ETAIT PREVUS.
Le f.f. Dialo, encouragé par une journaliste VRT apparu tel un pacificateur a osé déclarer au micro que 50 (cinquante) pauvres congolais avaient été injustement molestés par le police et osaient déposer plainte? On se moque de qui???
Pour être un tantinet scrupuleux, ajoutez enfin que ces manifestants pseudo-démocrates de Tshisekedi ne sont pas plus enviables en leurs comportements au Congo que ne le sont ses supporters dans Matongue!! Il y a là conflits et bagarres entre rivaux claniques/tribaux. Chaque camp est aussi corrompu que l’autre; si bourrage d’urnes il y eut par l’un, l’autre en fit tout autant ailleurs. ET sur le terrain, les détournements de fonds d’aides internationales (U.E. en tête) sont considérables par chaque clan. Ce qui par ailleurs démontre la parfaite inefficacité des « contrôleurs internationaux » dans cette surveillance des élections!
Alors, il est compréhensible que les autorités belges ne souhaitent pas bouter le feu et préfèrent laisser se tasser ces affrontements irrationnels entre fractions ethniques. Je n’ajouterai pas ici ce qui est largement connu et que vous OCCULTEZ …
Vieux socialo repenti
19 déc 11 at 22:31
Oui, vous avez raison, je ne suis pas journaliste et je n’ai jamais prétendu faire partie de cette confrérie. Je n’ai pas en effet contacté les services de police pour connaître précisément le bilan de cette chaude soirée à Matongé. C’est pas trop ce qui m’importe, je préfère sentir mon les choses par moi-même. Considérez-moi comme un témoin de mon temps. Je ne témoigne que de ce que j’ai vu, entendu et vécu ! Pour le reste, vous êtes libre d’émettre votre point de vue sur la situation politique de l’ex-colonie du royaume, je suis persuadé qu’en la matière vous êtes très bien informé, mais je n’ai pas envie d’en débattre.
Rachid Z
19 déc 11 at 23:25
Matonge : Milquet confirme les mesures annoncées
BELGA, le 19 décembre 2011
La vice-Première ministre et ministre de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet (cdH), a rencontré lundi après-midi les autorités concernées par les événements qui ont eu lieu dans le quartier Matonge, à Ixelles.
Elle a notamment confirmé l’interdiction de tout rassemblement dans ce quartier, théâtre de manifestations parfois violentes à la suite de la réélection du président congolais, Joseph Kabila. Mme Milquet a réuni les bourgmestres de Bruxelles et d’Ixelles, responsables de la zone de police de Bruxelles-Ixelles, le chef de corps de cette zone de police, les directeurs opérationnels, le procureur du Roi de Bruxelles ainsi qu’un représentant du cabinet du Premier ministre.
« Lors de cette réunion, la stratégie policière déployée jusqu’à présent par les autorités a été confirmée ainsi que les nouvelles mesures décidées collégialement et annoncées hier (dimanche) visant à garantir la sécurité et notamment à interdire tout rassemblement (de plus de dix personnes, ndlr) dans le quartier Matonge », a précisé la ministre dans un communiqué.
Un dispositif policier très important sera déployé durant toute la semaine pour assurer la sécurité et éviter le déploiement des actes de violence. Mme Milquet a réaffirmé son « indignation » face aux faits de violence, de vandalisme et de dégradation perpétrés ces derniers jours dans le quartier Matonge, les condamnant « de la manière la plus ferme possible ».
« Piller est inadmissible et appelle une réaction policière et judiciaire ferme », a-t-elle conclu.
Anonyme
20 déc 11 at 01:31
CONGO : Bertin Mampaka réagit
Je souhaitais que les élections congolaises se passent dans la transparence et le calme. Aujourd’hui, je ne peux cacher ma souffrance, mon indignation et ma profonde tristesse face à la tournure des événements.
Je ne peux rester indifférent face aux nombreuses irrégularités qui ont caractérisé ces élections. Encore moins face aux terribles images d’hommes brûlés, de femmes violées qui inondent ma boite aux lettres. Ce qui devait être l’achèvement d’un processus démocratique se termine en mascarade électorale, en agressions, en disparitions et en exactions. Ces faits sont révoltants, écœurants et inhumains. C’est l’image du Congo, des congolais mais aussi de toutes les personnes d’origine subsaharienne à travers le monde qui est entachée.
Rappelons que le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) a documenté 188 violations des droits de l’homme en période pré-électorale. Rappelons les rapports critiques de la Fondation Carter et de la mission d’observation de l’Union Européenne dénonçant les nombreuses irrégularités. Rappelons les prises de position de la France et du Sénat américain. Rappelons les déclarations de Monseigneur Monsengwo. Au vu de ces éléments, il est difficile de prétendre aujourd’hui que les résultats des urnes sont crédibles.
Je comprends les voix qui s’élèvent contre les fraudes électorales, mais je tiens à condamner les violences perpétrées à Matonge par des groupuscules minoritaires commandités par les vrais ennemis de la démocratie. Le vandalisme et les vols dont nos concitoyens commerçants ont été victimes sont inacceptables. Cette minorité de casseurs barrent le chemin de la plupart des Congolais qui veulent manifester de manière pacifique. Au moment où certains dirigeants dans l’espace de l’Union Européenne sont en train de banaliser des propos racistes, xénophobes et antisémites ; au lendemain du drame de Liège qui a suscité des élans de racisme, ces incidents ternissent l’image de toutes les personnes d’origine subsaharienne. Est-ce le prix que nous devons payer pour revendiquer la démocratie en République Démocratique du Congo ?
Je condamne fermement toutes formes de violence, tant au Congo qu’en Belgique. “La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit” disait Martin Luther King qui nous a prouvé qu’il était possible de mener une lutte pour les droits civiques de manière pacifique. Aujourd’hui, j’invite ceux qui partagent mon indignation à retrouver la sérénité nécessaire à la résolution de cette crise. Si pour certains tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins, personnellement je préconiserais le moins coûteux en terme de vie humaine, de dégâts matériels et d’image pour la diaspora.
Ce qui se passe actuellement dans les rues de Bruxelles est une atteinte à la légitimité des revendications fondées du peuple congolais. Mais aussi l’écroulement de mes rêves et du combat que je mène depuis tant d’années pour le respect de la diversité culturelle en tant qu’élu d’origine allochtone. Tout en comprenant la tentation de céder aux sirènes des mouvements nationalistes, il est important de faire la part des choses entre les acquis engrangés au sein de la société belge par les allochtones et les problèmes de politique internationale de la Belgique. Les menaces et chantages adressés aux élus issus des minorités sont déplorables et injustes. Au même titre que la récupération politique par des partis avides de voix. Alors que six millions de personnes sont décédées au Congo, que des épurations ethniques ont eu lieu au Katanga, que d’autres sont en préparation, j’estime qu’il est indécent et cynique de faire la course aux voix en récupérant grossièrement un drame humain.
Toute crise politique ne peut se résoudre que par la concertation, la négociation et le compromis. C’est pourquoi je soutiens à 100% la position de mon collègue et ami, Député fédéral, Georges Dallemagne qui a interpellé le Ministre des Affaires étrangères. La Belgique doit soutenir un recomptage des voix sur base des PV initiaux, sous observation tant nationale qu’internationale, afin de confirmer ou infirmer le résultat des urnes. Comme Georges Dallemagne l’a dit, « c’est d’ailleurs l’appel de plusieurs organisations, dont la MONUSCO, la Conférence épiscopale, et d’autres observateurs comme International Crisis Group.(…) Ce processus pourrait être terminé en quelques semaines et pourrait accroître considérablement la légitimité du résultat des urnes. » Il en va de l’intérêt du pouvoir et de l’opposition de procéder à ce recomptage car tout passage en force sera dommageable pour l’avenir du Congo et du régime qui sera mis en place.
Pourquoi ne pas aller jusqu’à envisager un second tour? Une observation tant nationale qu’internationale depuis le début du processus de vote jusqu’à la fin permettrait de crédibiliser les résultats et de récupérer un processus auquel tout le Congo a adhéré de manière remarquable. Il serait regrettable que les espoirs des 32 millions d’électeurs inscrits soient bafoués de manière si grossière.
La Belgique, dont la responsabilité morale et historique ne peut être ignorée, doit user de son poids pour inscrire à l’ordre du jour de l’agenda européen une initiative de médiation. Notre pays a un rôle primordial à jouer afin d’éviter que d’autres personnes soient victimes d’exaction, de brutalité, de violation des droits de l’homme, de disparition, afin d’arrêter le bain de sang, afin d’éviter le scénario ivoirien ou rwandais sans oublier celui des élections de 2006. Nous avons le devoir de réagir pour assurer la stabilité tant en RDC que dans nos rues.
Il en va de l’avenir du Congo et de ses 71 millions de citoyens avides de respect, de progrès social et de liberté. Il en va de l’avenir de nos relations avec le pays le plus peuplé de la francophonie devant la France, mais aussi le quatrième pays le plus peuplé d’Afrique. Pays appelé, s’il est bien géré, à devenir un pôle de développement pour l’Afrique et un partenaire économique privilégié de l’Europe et plus particulièrement de la Belgique.
Bertin MAMPAKA
Vice-président du Parlement bruxellois
Echevin de la Solidarité internationale, des Sports, de l’Environnement, de l’Energie, des Espaces verts et de l’Equipement communal de la Ville de Bruxelles.
L'ami de feu Khadhafi
20 déc 11 at 17:04
Tout d’abord, il est clair que le député bruxellois congo-belge n’a pas vraiment entendu la colère des siens : ils sont dégoutés par les politiques francophones et davantage encore par les élus d’origine congolaise ! Les manifestants se reconnaissent dans les discours prononcés concernant le Congo par les représentants politiques flamands qui n’hésitent à critiquer et dénoncer la gestion politique, économique et sociale de l’ex-colonie belge.
Vous nous dites que «La Belgique, dont la responsabilité morale et historique ne peut être ignorée, doit user de son poids pour inscrire à l’ordre du jour de l’agenda européen une initiative de médiation. Notre pays a un rôle primordial à jouer afin d’éviter que d’autres personnes soient victimes d’exaction, de brutalité, de violation des droits de l’homme, de disparition, afin d’arrêter le bain de sang, afin d’éviter le scénario ivoirien ou rwandais sans oublier celui des élections de 2006. Nous avons le devoir de réagir pour assurer la stabilité tant en RDC que dans nos rues» :
Pourquoi, en tant que vice-président du Parlement bruxellois, alors que vous n’êtes pas sans ignorer les violations des droits de l’homme sans cesse perpétrées par les autorités officielles congolaise, n’avez-vous jamais appelé à la suspension des relations ou poursuite de projet socio-économiques qui nous (re)lient avec les autorités congolaises tant que celles-ci ne mettent pas tout en œuvre pour qu’enfin cessent ses atteintes aux droits de l’Homme, conformément aux dispositions régionales bruxelloises ?
Les manifestants désirent voir nos politiques poser des actes concrets, ils n’ont que faire de vains discours !
Rachid Z
20 déc 11 at 17:44
Mampaka?
Parlons-en de ce mec connu pour son manque d’intégrité publique. L’as des usages abusifs de facilités communales de manière à noyauter sa « clientèle » des colonies congolaises installées dans bruxelles et alentours! D’où son message ci-dessus.
Le même s’inquièterait-il des irrégularités commises par ses bandes de b……. envers nos indigènes d’ici-bas? Pourtant en RBC ça ne manque pas de cas où la justice et la police belges doivent rester les bras ballants en dépit des violences qu’ils commettent, ses clients.
Alors, jouer ici les « mieux que moi tu meurs » ça pue l’hypocrisie à distance de 500 pieds mal lavés.
whafwhaf
20 déc 11 at 23:46
Opposants à Kabila : 30 arrestations administratives et 2 arrestations judiciaires à Bxl
BELGA, le 20 décembre 2011
Trente opposants à Joseph Kabila ont été arrêtés administrativement mardi dans les communes d’Ixelles et d’Etterbeek en vertu de l’ordonnance de police interdisant tout rassemblement de plus de dix personnes dans ces communes, a indiqué mardi une porte-parole de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles. Deux personnes ont par ailleurs été arrêtées judiciairement à Ixelles.
A Ixelles, deux arrestations ont eu lieu Porte de Namur, trois chaussée de Wavre et seize rue de l’Esplanade. Il s’agissait de militants anti-Kabila munis de tracts et de calicots, qui souhaitaient entamer une manifestation. La police leur a demandé de quitter les lieux. Comme ils ont refusé d’obtempérer, elle les a arrêté administrativement.
Neuf personnes ont également été arrêtées administrativement à l’esplanade du Cinquantenaire dans un contexte similaire. Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a prêté serment mardi à Kinshasa après une réélection pour un second quinquennat contestée par son principal opposant, Etienne Tshisekedi. A cette occasion, le dispositif policier a été augmenté dans la commune d’Ixelles où ont patrouillé deux pelotons composés chacun de 40 policiers et des policiers à cheval. Enfin, un hélicoptère de la police fédérale a survolé la commune.
Belga
21 déc 11 at 00:37
« Discréditer les élections congolaises, ce n’est pas sérieux »
Tony Busselen, le 20 décembre 2011
Isabel Minon et Lieve Vandamme, toutes deux membres d’intal, mouvement de solidarité internationale, ont participé à la mission d’observation d’Eurac, le réseau d’ONG européennes actives en l’Afrique centrale. Interview.
Les deux observatrices ont été impressionnées par la façon dont ont été organisées ces élections par les agents de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et ce, dans des conditions extrêmement difficiles.
Isabel Minon. Nous avons rencontré un diplomate qui avouait que les pays développés avaient promis déjà depuis quelques années qu’ils allaient contribuer jusqu’à 40 % des frais, mais qu’à Kinshasa, on ne voyait pas venir cet argent. C’est alors que le gouvernement congolais a tenu à respecter le mandat de 5 ans, ce qui est signe de démocratie, et à organiser à temps des élections avant la fin du mandat. Plus de 90 % des frais d’organisation ont été pris en charge par Kinshasa.
Lieve Vandamme. Dans le bureau de vote où j’étais présente, à Goma, j’ai vu comment les agents de la CENI sont restés calmes malgré les cris, les « directives » et les commentaires que donnaient en permanence les témoins des différents partis, surtout ceux de l’opposition. Travailler dans ces conditions et faire en sorte que les gens puissent voter d’une façon vraiment libre, ce n’était pas facile.
Pourtant, les rapports de plusieurs missions d’observation déclarent que ces élections ne seraient pas crédibles. Des images circulent où l’on voit un chaos total, des bulletins de vote jetés par terre, dans ce qu’on appelle «des centres de dépouillement centraux».
Lieve Vandamme. J’ai été aussi observatrice des élections en 2006 et j’ai vu exactement les mêmes scènes. Mais ces images sont utilisées pour discréditer les élections congolaises, ce n’est pas sérieux. En réalité, les bulletins de vote sont dépouillés dans les bureaux de vote le jour même du vote. Ces «centres de dépouillement centraux» n’existaient donc simplement pas. Ces images sont prises dans des centres où l’on centralise les bulletins de vote après avoir été dépouillés et vérifiés.
Isabel Minon. Je peux témoigner du sérieux et de la transparence avec laquelle ce dépouillement a eu lieu dans mon bureau de vote à Mbandaka. Le responsable de la CENI comptait un par un les bulletins en les prenant dans l’urne et en le montrant à tous les témoins et observateurs en présence. Chez moi, il y avait 20 témoins. Et ce n’est qu’après que tout le monde avait regardé, qu’il le mettait sur la pile et qu’il prenait le suivant.
Une fois que les bulletins étaient tous comptés, on recommençait et recomptait le nombre de votes par candidat de la même façon. Cela a pris des heures. Enfin, le président du bureau de vote faisait un procès verbal en stipulant le nombre de votes par candidat et les commentaires des témoins. Chaque témoin des partis recevait une copie de ce procès-verbal. Ces résultats ont aussi été affichés en dehors du bureau de vote pour que tout le monde puisse le vérifier. Celui qui le voulait pouvait noter les résultats.
Et si l’on veut recompter les voix ?
Lieve Vandamme. Il suffit de comparer les résultats des bureaux de vote, affichés devant chaque bureau, avec les résultats que la CENI a publiés sur son site après que tout ait été centralisé. Et effectivement, ces chiffres étaient identiques, sauf quelques exceptions vraiment mineures.
On parle de taux de participation anormalement élevé dans les circonscriptions favorables à Kabila, et de résultats jusqu’à 100 %, ce qui pourrait être une indication de fraude.
Lieve Vandamme. D’abord, l’avance de trois millions de voix que Kabila a sur Tshisekedi ne peut pas être expliquée ainsi. Même si l’on retire tous les votes des circonscriptions où l’on dit avoir constaté des «anomalies», Kabila a encore gagné. D’ailleurs, le professeur Léon de Saint Moulin, un démographe respecté, a publié une carte sur les votes pour Kabila pendant le premier tour en 2006, et on peut y constater que, dans les mêmes régions au Katanga, Kabila a obtenu aussi des pourcentages entre les 90 % et les 100 % à l’époque.
On dit aussi que les élections n’ont pas eu lieu dans une atmosphère démocratique avec une liberté de presse et la liberté de propagande pour les différents candidats.
Isabel Minon. À mon arrivée à Kinshasa, j’ai fait le tour de la ville en voiture et j’ai partout vu les panneaux de propagande des différents candidats. Ensuite, j’ai aussi rassemblé les journaux et regardé les chaînes de télévision, il y en a une vingtaine. Et je dois dire que l’opposition a bien ses canaux de diffusion. À la RTNC, il y a eu des émissions où les différents candidats étaient vraiment interviewés, d’une façon assez critique, par une équipe de journalistes. Naturellement, cela pourrait probablement être encore mieux mais, quand j’entends la situation de liberté de presse et d’opinion dans des pays avoisinants, alors j’ose dire qu’à Kinshasa, il y a une grande liberté de parole.
Un autre argument, c’est que le nombre de candidats pour les législatives était trop grand et que les bulletins de vote étaient des brochures où les électeurs ne pouvaient pas retrouver leur choix.
Isabel Minon. Il y avait plus de 18 000 candidats pour 500 postes. Dans certaines circonscriptions, cela faisait plusieurs centaines de candidats… Mais je dois dire que les bulletins de vote étaient très clairs.
On voyait la photo du candidat en couleur plus son nom et son numéro. Il ne faut pas non plus sous-estimer la créativité des Congolais. Chez moi à Mbandaka, je voyais par exemple les gens se dire onze heures trente-deux, pourtant il n’était pas onze heures trente-deux. On m’a alors expliqué qu’ils voulaient dire qu’il fallait voter pour le candidat 11 aux présidentielles et le candidat 32 pour les législatives.
Lieve Vandamme. À Kinshasa, j’ai vu plusieurs banderoles avec la page et le numéro du candidat.
Comment jugez-vous le travail effectué par ces missions d’observations ?
Isabel Minon. Eurac a fait du bon travail. Les observateurs étaient sérieux. Mais il y avait beaucoup de rumeurs et de préjugés qui circulaient, et ça a créé une atmosphère dans laquelle ce n’était pas facile de rester vraiment neutre. Par exemple, à notre arrivée, quelqu’un de Human Rights Watch dépeint la situation dans le pays comme s’il était à feu et à sang. Or quand je lui ai demandé combien de victimes de violence ont été comptées, elle m’a répondu : moins de 10 blessés et 10 tués pour l’ensemble du pays. Naturellement, c’est grave, mais je crois que cela ne méritait pas la description qu’elle donnait auparavant. Il y a eu plusieurs remarques et questions que j’ai entendues dans ce sens, qui démontraient que certaines personnes n’étaient vraiment pas objectives ou avaient un manque de connaissance.
PTBiste
21 déc 11 at 02:06
Questions directes à Linda Mbungu, membre de la NVA
Propos recueillis par B. Amba Wetshi, le 30 Juin 2010
Agée de 31 ans, mariée à un Nigérian et mère d’un enfant, Belge néerlandophone d’origine congolaise, Linda Mbungu-Dinkueno est membre de la NVA (Nieuw Vlaamse Alliantie), la Nouvelle Alliance flamande, le parti nationaliste flamand que dirige le «républicain» Bart de Wever. Lors des élections législatives du 13 juin dernier à l’issue desquelles la NVA a raflé 30% du vote – devenant du coup la première formation politique en Flandre -, «Linda» était «n°4» sur la liste des candidats de la NVA à la Chambre des députés. Né après l’implosion de la Volksunie, ce parti a inscrit «la fin de l’Etat belge» et l’avènement d’une Flandre indépendante dans ses objectifs à long terme. Linda Mbungu est diplômée en langues et en économie. Dans un entretien à Congoindependant, elle parle de son parcours et explique la motivation de son choix. Pour la petite histoire, l’interviewée est la nièce de l’ancien footballeur Mbungu Tex de l’équipe « Imana » de Kinshasa.
Avez-vous déjà milité dans un autre parti politique belge ?
Non ! Je suis membre de la NVA depuis sa création. Comme vous le savez, la NVA a vu le jour après l’éclatement de la Volksunie.
Quelles sont les motivations qui vous ont poussé à adhérer dans une formation politique qui ne fait guère mystère de ses idées séparatistes voire «républicaines»?
Je comprends parfaitement votre question. Vous savez, la NVA est avant tout un parti nationaliste. En tant que Congolaise d’origine, je suis sensible au nationalisme. Voilà pourquoi j’estime que ce parti défend des valeurs qui sont très proches de mes propres aspirations. En fait de séparatisme, la NVA a la volonté de réformer l’Etat belge dans le but de confier plus de responsabilités aux Régions en l’occurrence la Flandre et la Wallonie. Il s’agit de doter chacune des Régions d’un «meilleur management».
Etes-vous entrain de souligner que la NVA voudrait «simplement» voir l’Etat belge accorder plus d’autonomie aux Régions ?
Absolument.
Pensez-vous que l’Etat fédéral pourrait survivre face à une Flandre et une Wallonie autonomes ?
Pourquoi pas ? Dans un système confédéral, il n’y a aucun risque que l’Etat belge disparaisse. A la NVA, nous considérons que l’autonomie à accorder aux deux Régions est une donnée importante.
D’aucuns disent que la Flandre réclame son autonomie par «égoïsme» afin de ne plus partager les fruits de sa prospérité. Qu’en dites-vous ?
Je prendrai l’exemple des parents qui accordent une aide financière à leur enfant. Quand ces parents constatent que leur gosse gère mal les moyens financiers mis à sa disposition, il me semble normal que ces parents prennent quelques mesures de restrictions…euh ! Je ne trouves pas le terme adéquat pour expliciter ma pensée.
Dans quelle langue êtes-vous plus à l’aise pour vous exprimer ?
Je suis plus à l’aise en néerlandais.
Comment l’expliquez-vous ?
Je suis née en Belgique. J’ai étudié à Bruxelles dans des écoles néerlandophones.
Qu’est ce qui a déterminé ce choix ?
Quand j’étais toute petite, j’ai vécu dans une famille flamande. Au fil du temps, cette famille a conseillé à mes parents de m’inscrire dans des écoles où l’enseignement était dispensé en néerlandais estimant que l’apprentissage de cette langue me permettrait d’avoir des «perspectives plus larges». Je crois qu’elle avait raison !
Vous vous considérez donc comme une Flamande?
Bien-sûr ! Je me considère comme une «Congolo-Flamande».
En dehors du nationalisme prôné par la NVA, quelles sont les autres valeurs qui vous ont attiré vers ce parti ?
Vous savez, à la NVA, on a en horreur le verbiage et toute forme de discours creux. On ne parle jamais pour ne rien dire. A titre d’exemple, la NVA à une autre tout autre idée des relations entre la Belgique et le Congo.
Justement, quelle est l’approche de votre parti sur les relations belgo-congolaises ?
Il est notoire que pour l’instant le Congo est dirigé par des partis francophones belges.
Vous avez bien dit que le Congo est «dirigé»… ?
Dans un sens oui. Le Congo est dirigé avec le président qui trône pour l’instant. Mais Il y a des partis francophones qui dirigent le Congo.
Pouvez-vous citer ces partis ?
(Sourire). C’est le cas notamment du parti libéral francophone, le «MR». La NVA est opposée à toute forme d’ingérence dans les affaires congolaises. Notre parti souhaite que le Congo ait la maîtrise de son destin par la bonne gouvernance.
Quel rôle espérez-vous jouer dans la NVA
Je voudrais d’abord vous dire que j’ai réalisé un bon score en réunissant plus de 4000 voix lors des dernières élections législatives au niveau de Bruxelles-Halle-Vilvoorde. Ce résultat me confère un certain «poids» au sein du parti en dépit du fait que je n’ai pas été élue. Pour le moment , je ne travaille pas dans les structures de la NVA. Je m’occupe des questions juridiques et de la comptabilité dans une firme privée. Au plan politique, mon rôle actuel tourne autour de la défense des intérêts des Néerlandophones de Bruxelles.
Comment voyez-vous l’avenir des relations belgo-congolaises dans le cadre d’une «Belgique confédérale» ?
Je ne crois pas que les relations entre les deux pays seront plus détestables que dans l’état actuel se caractérisant par l’immixtion de certains partis francophones. Il faut dire que les Néerlandophones gèrent leur Région avec rigueur et sens de responsabilité. Dans cette optique, les rapports entre Bruxelles et Kinshasa ne pourraient qu’aller mieux.
Est-ce un clin d’œil que vous faites aux Congolais en tant que Néerlandophone ?
Je voudrais que les Congolais s’inspirent de l’expérience flamande. Je constate que les habitants du Nord de la Belgique font preuve de plus de discipline que ceux du Sud.
A vous entendre parler, on a l’impression vous approuvez implicitement les critiques émises par le commissaire européen Karel De Gucht sur le Congo…
Je suis parfaitement d’accord avec lui. La preuve est là : le Congo se trouve dans une situation chaotique.
Quel est votre avis sur la visite du Roi Albert II au Congo ?
Personnellement, je suis contre cette visite. Le risque est grand que la présence du couple royal au Congo soit interprété comme une approbation de la manière dont ce pays est géré. Je ne vous apprends rien en vous disant que nombreux sont les Congolais qui n’approuvent pas la gestion de leur pays.
Pouvez-vous confirmer l’information selon laquelle plusieurs électeurs belgo-congolais ont voté pour la NVA?
Je ne suis pas en mesure de confirmer cette information. Toutefois, je considère que ce serait déjà un grand pas si des électeurs belges d’origine congolaise avaient voté pour des partis néerlandophones.
Un dernier mot ?
Je voudrais inviter les Congolais à sortir de leur profond sommeil ! L’heure est venue pour qu’ils se réveillent.
N-VA
21 déc 11 at 15:49
Bon! à la lecture des deux tartines du PTBiste (j’y reviendrai)
puis de la congolo-flamande NV-A, j’aime dire:
1) si les congolais se comportaient comme des « nationalistes », il y aurait matière à diviser le pays en 17 provinces indépendantes, avec combien d’ethnies rivales parmi eux? Sans compter les influences extérieurs et les bakchich déversés pour influencer en perspective les divers clans! N’y en a-t-il pas assez avec les guerres ethniques et génocide du Rwanda et des grands lacs?
Déjà qu’avec Tshisekedi, ça fait un peu bagarre « flamands contre wallons » (leurs deux extrémismes). Alors à 17 y aurait de la joie sanglante!
Puis oser dire que le congo est dirigé par le MR, c’est l’alternative à ce qu’on avait déjà entendu d’un congo à la botte des USA… soit des sornettes de la dernière mouture tendance Tshisekedi-NV-a…
Le même vieil « opposant » (plus de 72 piges) jouant à sa façon le rôle infect du dictateur Zwimbabwien en prêchant dorénavant des exactions dans la R. du Congo???
2) la relation donnée par le PTBiste m’étonnerai positivement. Or que ce n’est pas l’habitude dans ce parti de dire des vérités pour propager leur idéologie fermée!
Lire ceci : « Par exemple, à notre arrivée, quelqu’un de Human Rights Watch dépeint la situation dans le pays comme s’il était à feu et à sang. »
Quand arrêtera-t-on de croire que HRW est un lobby pur et neutre?
Puis un Congo de plus de 70.000.000 d’habitants, avec plus de 30.000.000 d’électeurs sur un territoire comme 18 fois la France, ça donne quoi comme reflet des contrôles et de l’intégrité de ses acteurs?
Les provinces sont clivées entre l’un et l’autre des candidats, assez radicalement! En finale, l’écart entre K. et T. est fort notable. Alors que tous les cinglés et excités cessent leur cirque svp!
Ce pays potentiellement très riche et capable de nourrir tous ses habitant demande de l’apaisement et la stabilité afin d’être reconstruit et géré autrement qu’à la mode chinoise qui s’observe ailleurs en Afrique et – pire – à Matongue!!
whafwhaf
21 déc 11 at 17:03