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Radicalisme et réformisme musulman : qui dit quoi ?

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L'ouvrage coordonné par Felice Dassetto est disponible à la Librairie du Midi (Bruxelles)

Une analyse de Rachid Zegzaoui et Nathalie Jenart

Dans son nouvel ouvrage baptisé Discours musulmans contemporains – Diversité et recadrage, Felice Dassetto – professeur émérite de l’Université Catholique de Louvain (UCL) assisté d’un groupe d’étudiants du Cismoc s’applique à analyser et comparer la teneur des discours contenus dans divers textes émanant de huit auteurs musulmans francophones à partir de trois thématiques : «la figure du prophète Muhammad», «la figure de la femme» et «la vision sociale, politique et économique inspirée par la référence religieuse musulmane».

Ce livre ne se contente pas de distinguer et de catégoriser les conceptions exprimées, il les explore en profondeur et précise les démarches référentielles entreprises par les auteurs musulmans choisis. Une telle méthodologie permet aux lecteurs de mieux cerner les bases sur lesquelles se fondent les différentes interprétations adoptées afin de mettre en évidence les nuances qui caractériseraient les diverses élaborations des pensées islamiques contemporaines mises en avant. Par exemple, le traitement de la question de la femme est analysé sous différents angles à travers les écrits de quatre auteurs : Hassan Amdouni (théologien d’origine tunisienne), Malika Dif (Française convertie à l’islam et travaillant dans le milieu de l’éducation),  Asma Lamrabet (médecin se réclamant du féminisme musulman) et Tahar Mahdi (imam d’origine algérienne,  membre du Conseil de la fatwa et de la recherche). Tous considérés comme non «salafistes» (salafisme : mouvement fondamentaliste qui prône une lecture littéraliste des textes islamiques) ou non «fréristes» (Frères musulmans : mouvement panislamique fondé en 1928 en Égypte).

De cette analyse se dégage deux conceptions distinctes. D’une part, Malika Dif assigne essentiellement la femme dans un rôle d’épouse et de mère sans pour autant l’exclure de toute activité professionnelle, pourvu qu’elle soit dans le prolongement de sa mission éducative. Par souci de pudeur et de valeur morale, la femme se doit d’adopter une attitude vestimentaire conforme aux prescrits religieux et si, pour des raisons sociales, elle se trouve contrainte de ne pouvoir se coiffer du voile, elle doit demander pardon auprès de son «Créateur». Appartenant au même courant de pensée, Hassan Amdouni, estime que la femme, en raison de son potentiel de séduction, ne devrait se cantonner qu’à remplir un rôle d’éducatrice au sein de son foyer. Il soutient que le port du voile de préférence de teinte sobre est indispensable à l’affirmation de l’identité de la musulmane de manière, notamment, à se distinguer des non-musulmanes. D’autre part, Tahar Mahdi tout comme Asma Lamrabet considèrent que si la femme musulmane demeure sous le joug de l’homme, principalement à cause des savants et de la jurisprudence musulmane, aucune amélioration de sa condition ne sera possible. Concernant le port du voile, Tahar Mahdi, ne contredit aucunement Hassan Amdouni et Malika Dif quant à la nécessité d’affirmation identitaire mais appelle les juristes à adapter cette «recommandation» coranique en fonction du contexte social.

Cette comparaison des positions défendues par les auteurs ci-dessus amène l’atelier «Discours musulman contemporain» organisé par le Cismoc à qualifier la démarche développée par Malika Dif et Hassan Amdouni de «conservatrice», à savoir ne s’en tenir qu’à lettre du texte indépendamment du contexte. Tandis que le système de pensée préconisé par Tahar Mahdi et Asma Lamrabet s’inscrit dans une démarche «réformatrice» où l’auto-remise en question, c’est à dire l’ijtihad ; l’effort d’exégèse s’avère indispensable. Ils en appellent donc à un urgent travail de contextualisation du texte en fonction de la société dans laquelle vivent les musulmans.

Volontairement, l’ouvrage dirigé par le professeur Felice Dassetto ne s’intéresse pas aux discours issus d’influents courants de pensée islamiques tels que ceux prodigués par les Frères Musulmans (Ikhwan El Mouslimin), les Compagnons du Prophète (Salafistes) ou encore les Tabligh mais a le mérite de proposer aux musulmans une série de conceptions islamiques qui peut être comprise comme une invitation à ne pas se complaire dans la servilité aveugle, le paternalisme ou l’infantilisation largement répandus au sein de la communauté.

Leila Bachiri est docteur en sociologie à l'ULB (photo : RTL)

Contrairement à la démarche scientifique entreprise par le Cismoc qui ne s’est penché que sur des écrits, Leïla El Bachiri du centre de sociologie de l’Université Libre de Bruxelles élabore quant à elle sa thèse de doctorat sur base d’une soixantaine de discours prononcés à Bruxelles par des «acteurs et actrices religieux issus de la mouvance des Frères Musulmans (qu’elle scinde en deux groupes : féminin et masculin) et du courant néosalafiste». Une analyse étalée sur une période de plus de quatre ans.

D’emblée, elle part d’un constat selon lequel nous assisterions à Bruxelles depuis 20 ans à un nébuleux phénomène de «réislamisation», qu’elle définit par une socialisation religieuse acquise par la fréquentation des mouvements religieux, non héritée de l’islam traditionnel des parents et qui, à l’instar de l’islamisme, s’apparenterait à de «l’idéologisation».

Dans tous ces discours de «réislamisation», la femme représente «le pilier de la famille, elle est garante de l’équilibre et de la stabilité de la société» tout en demeurant de par sa différence biologique sous le contrôle de l’homme. Autrement dit, une telle focalisation sur la femme ne consisterait en fait qu’à la maintenir sous domination. Dans la doctrine présentée comme «néosalafiste», la femme est réduite à la fonction d’épouse et de mère et dans l’espace public, réservé à l’homme, auquel elle n’accède qu’avec le consentement de son époux, elle doit se soumettre à l’obligation de porter le voile. Au sein du courant des Frères musulmans, on apprend que Tariq Ramadan et Malika Hamidi militent pour l’égalité des sexes dans l’accès à l’enseignement et à l’emploi et considèrent que le port du voile relève d’une obligation islamique librement consentie. Dégagée d’une lecture patriarcale des textes, la féministe affirme qu’une telle obligation ne relève en aucun cas d’une quelconque morale sexuelle et constitue un symbole d’émancipation. Leïla El Bachiri constate toutefois que les discours de ces deux militants sont en contradiction avec les positions des juristes-théologiens du même courant qui adoptent pour leur part la même conception de «l’ordre moral» que les «néosalafistes».

En conclusion, la chercheuse tient curieusement à préciser que tous les discours analysés, qu’ils soient d’obédience «néosalafistes» ou «fréristes» sont susceptibles d’évoluer en fonction du contexte et de l’évolution idéologique des acteurs. Et face à ce phénomène de réislamisation évolutif, la doctorante appelle vivement les institutions scolaires à enseigner aux élèves «l’histoire présente et passée de la philosophie de tous les faits religieux et [surtout] du féminisme».

La comparaison des deux travaux universitaires laisse entrevoir quelques contradictions. Alors que pour Felice Dassetto les jeunes générations prennent leurs distances avec les tendances «fréristes» et «néosalafistes», pour Leïla El Bachiri ce sont justement ces discours provenant de ces milieux- là qui sont au cœur du phénomène nommé réislamisation. Par ailleurs, il est étonnant de retrouver l’intellectuel Tariq Ramadan classé dans les deux études, à la fois comme réformiste chez l’un et «frèriste» chez l’autre. Aussi, en assimilant le phénomène de «réislamisation» à de l’«idéologisation», Leïla El Bachiri amène implicitement à penser que la jeunesse musulmane bruxelloise tend à se radicaliser, comme annoncé dans les médias (notamment Le Soir et Le Vif) et démenti ensuite par l’auteur. Le terme même de réislamisation de la jeunesse pose question. Ne pourrait-on y voir plutôt un phénomène d’islamisation, une volonté d’élargir et de parfaire en matière d’islam leur connaissance et de l’exprimer sous forme de revendication, de reconnaissance face à une société qui déprécie leur identité religieuse ? Et plutôt que de craindre la «radicalisation» à travers la «réislamisation», l’existence même d’une variété de discours et d’interprétations de l’islam parmi les penseurs musulmans contemporains, qui influencent cette jeunesse islamique, ne devrait-elle pas avoir un effet rassurant sur l’état de la démocratie, du débat public au sein de la communauté musulmane de Belgique ?

(Cet article est une excluvisité pour l’agence de presse Parlemento.com, contactez-nous pour toute demande de reproduction)

Written by Rachid Zegzaoui

octobre 17th, 2011 at 1:18

Posted in Religions

11 Responses to 'Radicalisme et réformisme musulman : qui dit quoi ?'

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  1. Voir deux études se contredire autant démontrent que probablement ces études n’ont pas été faite avec une objectivité scientifique mais plutôt avec un peu de trop de subjectivité de la part des auteurs. Faudrait aussi se demander quelles sont les raisons de ses études ? …

    Technics

    18 oct 11 at 08:39

  2. D’abord, je ne m’étonne pas de voir le très beau Tareq Ramadan, cet artiste du grand écart, classé dans les deux camps.
    Plus sérieusement,plus tragiquement aussi, on voit combien, à l’exception de Asma Lamrabet et de Tahir Madhi, la femme y est définitivement déclarée inférieure à l’homme, je cite:  » tout en demeurant de par sa différence biologique sous le contrôle de l’homme. » Et le voile est traité sous le même éclairage.
    C’est pourquoi nous devons être bien convaincus que le voile, loin d’être un épiphénomène identitaire, est en réalité la partie visible de l’iceberg, l’iceberg de l’assujetissement de la femme, l’iceberg de la négation de cette valeur ( ou de cet idéal)occidentale conquise de haute lutte à savoir l’égalité des hommes et des femmes.
    N’acceptons aucun compromis sur ce que nos pères et nos mères ont conquis pour nous offrir un monde meilleur.

    jean-paul istasse

    18 oct 11 at 13:33

  3. La situation de la femme n’est pas fameuse dans le monde en général. Pour ne prendre que des exemples belges, on pourrait discuter de la femme dans la bourgeoisie, dont le rôle est souvent réduite à celui de potiche derrière le volant de sa bwm, elle aussi dépendante de l’argent de son mari. Dans les classes sociales moins favorisées, la situation de la femme n’est pas fantastique non plus, elle se tape souvent toutes les corvées ménagères et se retrouve également à la merci financière de son mari. En gros, il n’y a que dans des milieux progressistes, éduqués, plutôt laïcs où on observe un semblant d’égalité.
    Et le constat s’applique aux musulmanes. Elles vivent pour la plupart dans des milieux défavorisés et/ou faiblement éduqués dans lesquels il n’y a de toute manière aucune égalité homme/femme. Je vous l’accorde, cette inégalité est encore plus visible au niveau musulman à cause de code culturo-religieux particulièrement voyants. Et madame Ozdemir ? Et les étudiantes musulmanes universitaires voilées ? Elles le portent probablement parce qu’elles viennent de milieux très conservateurs, pour faire plaisir à leurs parents ou pour répondre à une quelconque pression sociale ou politique. La raison personnelle de porter un tel signe me semble toujours douteuse chez certaines.

    andy

    18 oct 11 at 15:00

  4. Quelques petites précisions : Dans son ouvrage intitulé « Au source du renouveau musulman », (éditions Bayard, 1998), se distinguant des positions soutenues par les théoriciens de la mouvance « fréristes », Tariq Ramadan écrit :
    « Le qualificatif islamique devrait être attribué à une société dès lors qu’elle est nourrie par une dynamique qui permet aux femmes et aux hommes de demeurer fidèles à des principes de foi et d’éthique malgré les immanquables transformations qui sont l’œuvre du temps ; mais il ne serait être question de réduire le fait islamique à l’expression d’une structure, à l’image d’un État qui serait islamique par la seule application, littérale et formaliste, d’un certain nombre de règle ou de sanctions».
    Tandis que pour Hassan el-Banna, fondateur de l’idéologie des Frères musulmans : « L’islam est à la fois religion et pouvoir, adoration et commandement. Coran et épée unis de manière indéfectible », dire que la religion est une chose et la politique en est une autre… est une conception que nous combattons par tous les moyens »; « L’islam auquel croient les Frères musulmans fait du pouvoir politique l’un de ses piliers… Dans nos livres de droit musulman, le pouvoir politique est un article de foi et un tronc et non une élaboration juridique et une branche » ; « Pensez-vous que le musulman qui accepte la situation présente, qui se consacre à l’adoration, et laisse le monde et la politique aux impuissants, aux criminels, aux étrangers et aux l’impérialistes peut être considéré comme musulman ? Non, il ne le peut pas. Il n’est pas musulman. Car l’islam authentique est à la fois djihad et action, religion et État »
    Et surtout ne vous fiez pas trop vite aux apparences, monsieur Istasse. En effet, par rapport au « monde meilleur que vos pères et vos mères nous ont laissé » dans l’analyse produite par l’équipe de recherche du Professeur Dassetto, le docteur Asma Lamrabet n’en pense pas le plus grand bien, loin de là :
    « Il existe une véritable islamophobie qui nourrit l’essentiel du comportement des occidentaux, elle fusionne avec leur être ». Elle accuse l’Occident de faire preuve d’«arrogance culturelle» envers les pays du sud d’où elle parle. Les occidentaux ont commis l’erreur de « qualifier d’universalité toutes leurs valeurs. «La liberté absolue comme elle est perçue en Occident est en contradiction avec notre propre conception [islamique] de la liberté». Par rapport au port du voile, elle s’érige contre ces occidentaux qui « voient en toute femme voilée une victime, qu’ils se croient en droit de libérer ».

    Rachid Z

    18 oct 11 at 15:21

  5. J’ai cité Asma Lamrabet pour la seule raison qu’elle laisse un peu d’espoir à l’évolution de la condition de la femme dans la société musulmane.
    Quant à ma position sur le voile, je persiste et signe nonobstant le docteur Asma Lamrabet.

    jean-paul istasse

    18 oct 11 at 16:59

  6. Cher monsieur Z, pourriez-vous nous donner votre opinion personnelle sur cette radicalisation / réformisme, plutôt que de recopier des extraits et des citations tirées de divers discours ou publications ?

    Madame Bachiri en est capable, pourquoi pas vous ?

    Merci

    andy

    19 oct 11 at 08:16

  7. Moi je m’étonne à travers ces études (mais aussi d’une façon générale)que l’Islam soit exclusivement perçu à travers le prisme sunnite orthodoxe…quid des chiites ? alévis ? soufis ? C’est dommage et réducteur que l’on gomme cette diversité.

    Hammam

    19 oct 11 at 09:57

  8. « islamophobie » « arrogance culturelle » j’espère qu’elle ne vit pas en Belgique (ou même en Europe) car sinon elle doit vivre l’enfer…La question que je me permet de poser à tous ces dégoutés de l’occident qu’y font-ils ?
    Ceci dit je pense aussi que « l’occident » doit relativiser l’universalité de ses valeurs. En fait les occidentaux doivent plutot se battre pour maintenir leurs valeurs dans certains coins d’europe que de vouloir les imposer au monde….
    Je me rappelle d’un AMDOUNI que j’ai connu dans les années 80, il était lui aussi dans la mouvance des freres musulmans, le voila donc penseur « indépendant »…

    salman

    19 oct 11 at 12:03

  9. Une confrontation fort intéressante d’idées et faits, Mr M.Koksal!

    Faire fi d’une montagne de bêtise humaine en étant quasi seul au milieu d’une foule bornée constitue un sérieux défi, nullement dénué de risques personnels…

    Le docteur (en sociologie) Miss/Mme Bachari assume cette posture. Grand bien lui soit fait, avec la bénédiction du Divin (parlons pas du Créateur, personne ne l’a jamais vu, pas même nos faiseurs de prophéties politiciennes qui ramène ses sujets au rang de subordonnés)!

    @ salman: ces dégoutés de l’Occident devraient la jouer modeste, ce qu’ils ne sont pas prêts à faire. Toutefois, en observant les réjouissances populaires des lybiens à l’annonce de la capture de leur Leader Maximo, je me dis qu’ils aspirent à un monde meilleur, chez eux plutôt qu’ailleurs.

    @ Hammam : réjouissez-vous, avant de distinguer entre autant de courants d’islamo-hétérogénité mentale, faut commencer par ceux – sunnite/chiite – qui pèsent et jouent les jeux les plus insidieux, non? Question de moyens. On pourrait critiquer autant dès qu’on aborde TOUTES les religions. Par exemple, celle de Dyonisos ???????? dieu de la vigne, du vin et de ses excès ne fait même pas exception au dilemme, sauf quand il boirait du jus de dattes ou d’oranges non fermenté!

    Tariq Ramadan écrit … (R.Zagzaoui dixit).
    Bon, Mr Rachid, à force de ne croire aux desseins profonds d’un homme qu’au travers de ce qu’il écrit, on finit par se subordonner à de fausses croyances. Elles résultent de l’acte HYPOCRITE (ou de celui détaché d’un réel)!
    Etant de ceux qui croient sur base de l’observation terrestre, je commencerais par interroger un « Que fait dans les faits un T.R. à l’égard de sa propre épouse?». En avez-vous une réponse crédible? Non. Que font les imams du XXIe se trimbalant avec de multiples épouses, jalouses les unes des autres? Que vise dans les faits un T.R. assemblant ses troupes d’adorateurs et d’adoratrices voilées à chacun de ses passages ici, où il les endoctrine comme des agneaux dans les auditoires ULB? Agneaux qu’on saignera à toute tentative de déviance.
    T.R. prône l’élévation de la femme SOUS la tutelle de son mari. Parce qu’une femme intelligente est plus enviable qu’une femme tenue en cage et bornée à cause des traditions …d’islam. Il en fut longtemps de même dans l’univers chrétien. Jusqu’à la guerre mondiale 14-18 où nos aïeux durent s’apercevoir qu’en cas d’homme absent à la guerre-jihad, leurs femmes accomplissaient des choses extraordinaires dans la société civile, les premières d’entre elles n’ayant pu accéder aux études sup qu’à la veille du 20e siècle.

    @ Andy : cessez SVP de geindre sur le sort de femmes potiches! En êtes-vous? Parlez-vous en leur nom? Quelle torture idéologique d’antan avez-vous subi(e) pour en arriver au stade où vous en êtes?

    Pour m’arrêter ici, je note qu’une seule phrase de Mehmet fait plein sens: « La comparaison des deux travaux universitaires laisse entrevoir quelques contradictions.». En langage diplomatique (ou de bonne société), la seule erreur me semble porter sur « quelques » en lieu et place de « profondes ». Il est vrai que chaque travail académique se doit de restreindre son champ d’investigation sous peine de ne jamais aboutir.

    Enfin, lorsqu’on appartient comme Malika Dif à la disposition mentale d’appartenir à une forme d’apostasie inversée, je me dis en tant que psycho-sociologue, que l’auteure ne peut guère être neutre. Elle a fait choix de se soumettre à l’inconnu, souvent sous l’emprise d’un mâle qui la subordonna suffisamment que pour la réduire à ce statut de femme frustrée, sans liberté d’inverser le choix peu averti qu’elle fit AVANT de penser à penser… CQFD

    Inch LARAISON

    20 oct 11 at 17:00

  10. [...] et Mme Jenart d’avoir rédigé un compte rendu du modeste ouvrage que j’ai coordonné : Discours musulmans contemporains. Diversité et cadrages  (Académia-Harmattan, 2011). Et remercier M. Koksal de l’avoir publié dans son site web. Merci donc pour l’occasion [...]

  11. @Inch LARAISON

    J’estime ne pas « geindre », j’ai simplement rappelé dans la cadre de cette discussion que les sort des femmes « en général » n’est pas très enviable, à part dans certaines tranches (très fines) de notre société. Je suis un homme et vous vous êtes peut-être une femme. Quand vous parlez de nos « aïeux chrétiens », je ne pense pas que votre discours soit si loin du mien. Mais peut-être roulez-vous en BMW ?

    andy

    24 oct 11 at 09:01

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